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Nowwhat
15 octobre 2009, 08:05
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NOLIFE

Episode 4 : Raid sur la Croisée

Ce soir-là à la télévision :
« Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs, encore merci d’avoir assisté à ce numéro spécial de 30 millions d’amis avec le soutien de l’association Brigitte Bardot (sponsor Kleenex). Nous vous remontrons encore une fois ces images insoutenables de cette pauvre petite grenouille abandonnée par son abominable maître Kévin, 12 ans ; la pauvre bête si mignonne (sponsor Kleenex) comme vous le voyez s’est fait greffer un aileron en carton-pâte dans le dos et des lames de rasoir à la place des dents, ainsi que des tiges de métal dans les os, écoutez encore le cri d’effroi de cette pauvre bête agonisante - ah mrglrglrgl…- (sponsor Kleenex). Il faut combattre tous ces monstres au jour le jour et pour cela aidez les associations qui luttent contre le fléau de la vivisection, c’est pour cela que votre argent nous intéresse (sponsor Crédit Lyonnais). Encore bonsoir, c’était Jacques Pradel à l’antenne. »

Dans le logis que nous connaissons, Catherine pleurait à chaudes larmes devant ce spectacle abominable en vidant des paquets de Kleenex. « La pauvre petite bête, c’est vraiment horrible, elle avait l’air si mignonne… Et il ne lui donnait même pas ses céréales Morlic !» De son côté Bernard n’osait pas trop parler comme il se trouvait être le responsable de cette boucherie, en plus pendant que Cathie pensait à ça elle oubliait que Bernard avait encore perdu son emploi aussi essaya-t-il de rester dans le sujet en lançant à la cantonade : « Mais quand même, pourquoi Pradel a parlé de fléau de la vivisection, quel noob ! C’est le Fléau de Lordaeron qu’il faut dire, tout le monde sait ça ! » Catherine le regarda alors avec un regard médusé encore embué de larmes et répondit : « Mais tu n’as vraiment pas de cœur ! » Et elle se remit à chialer.

Finalement Bernard préféra laisser tomber le sujet, il se dit qu’avec sa gaucherie coutumière il finirait par redémarrer une engueulade avec sa douce comme ce fut le cas lorsqu’il lui annonça qu’on l’avait viré de la police. Heureusement pour lui il avait réussi à retrouver un emploi à la Croisée. C’est alors que Cathie encore en colère lui avait demandé :

« La Croisée ? Mais c’est quoi encore ces conneries ?
- Ben c’est un magasin à la Croisée qui vend un peu de tout, comme un gars ‘fournitures générales’ ou ‘fournitures d’artisanat’, c’est simple non ?
- Mais c’est quoi cette connerie de Croisée ?
- Ben c’est un lieu, dans les Tarides en général, où toutes les routes se croisent ce qui fait qu’il y a toujours plein de monde et surtout des cons qui viennent te casser la gueule. Mais bon à cette Croisée là il parait qu’ils se battent à coup caddie et de klaxons de bagnole, bizarre.
- Un lieu où des routes se croisent… plein de monde… beaucoup de cons… Tu es sur que ça s’appelle la Croisée ?
- Mais oui, tu me prends vraiment pour un blaireau ou quoi ?
- C’était pas plutôt Carrefour des fois ?
- Attends… Mais si, c’est ça, sauf que la Croisée fait quand même plus style que Carrefour, avoue. »

La dispute en était restée là et notre blaireau partit se coucher afin d’être prêt pour son premier jour de dur labeur, eh oui chez Carrefour on rigole pas, on positive !

Son patron l’avait collé là où on avait besoin de lui, c'est-à-dire sans doute pas l’endroit le plus approprié pour un nolife en reconversion, on l’avait placé à la boucherie et à la fromagerie. Cependant c’était surtout côté charcuterie qu’on requerrait ses services, les pauvres n’allaient pas être déçus par leur recrue… dès le début de la matinée il fit une bourde. Je vous raconte : une fatma était venue acheter de quoi manger pour toute sa smala avec ses maigres revenus et arriva devant Bernard qui gueulait à tue-tête :

« Pas cher, pas cher le boudin ! Arrivé tout droit de Thelsamar ! Il n’est pas cher mon boudin !
- Excuse-moi jeune homme, commença la fatma dans son maigre français ici reconstitué par ma brillante équipe de traducteurs, tu as dit votre boudin il est cascher ? Tu as halal aussi ?
- Vous savez cascher et halal c’est relativement la même chose, et c’est pas cher que j’ai dit, pas cascher, vous trompez pas.
- Pourtant il vient de Tel-Samat à côté de Tel-Aviv que tu as dit.
- Mais non Thelsamar, andouille !
- Je pas compris. Y a pas de porc dedans au moins ?
- Bien sur que non, les vrais boudins de Thelsamar sont faits avec de la viande d’ours et de l’ichor d’araignée des forêts, le tout dans un boyau de sanglier. Mais y a pas de cochon et y a pas de lézard non plus.
- D’accord, je t’en prends pour toute la famille ! »

Sa collègue lui fit remarquer qu’il était étrange qu’une femme maghrébine et de toute évidence musulmane lui ait acheté le must de l’interdit religieux : du cochon et que du sang. Mais Bernard lui fit remarquer qu’avec la mondialisation on n’était plus sur de rien et qu’on était déjà colonisé par les Turcs et leurs kebabs d’araignée kaldorei ou de loup. Sa collègue lui passa cela, mettant ça sur le compte d’une atypie socio-intellectuelle du cerveau de Bernard (la propension que chacun a à être un blaireau, quoi), ce qui arrive à tout le monde à un moment ou un autre. Cependant des erreurs se répétèrent au fur et à mesure des jours, rapidement il fit passer de la bonne pancetta pour de la viande d’ours fumée et même la terrine de campagne pour de la terrine de sabot-fourchu. Il s’était d’ailleurs perdu en conjectures pour expliquer aux clients ce qu’était un sabot fourchu : ben en fait c’est comme un bison géant qui ressemble à Appa dans ‘Avatar, le dernier maître de l’air’ mais la queue de castor en moins. Curieusement la clientèle avait préféré s’éloigner tandis que Bernard persistait à dire que les gens manquaient de culture et ne s’intéressaient plus qu’au secret de Jean-Norbert de Secret Story (d’ailleurs trouverez-vous son secret ?). Mais le clou du spectacle vint lorsqu’un couple de personnes âgées avait demandé le plat du jour, un délicieux goulasch mitonné avec amour par le chef. Bernard avait avancé :

« Comment ? Ça du goulasch ? Ne rigolez pas voyons, c’est du brouet de rat fait avec de vrais rats de Bael Modan comme les orcs vous apprennent à le faire.
- Du rat ? Mais c’est horrible, il faut demander une inspection sanitaire tout de suite, avait répondu la vieille chevrotante.
- N’en faîtes pas un drame, ça vous rappellera la guerre, les souvenirs de l’enfance…
- Ta gueule, p’tit con ! cracha le petit vieux. Attends voir que je retrouve ma rosalie, je vais te refaire un sourire qu’on n’a pas vu depuis que j’ai fait l’Algérie, mais quand je suis arrivé il m’ont dit que c’était fini. J’ai vraiment pas eu de pot, moi qui étais suicidaire ! (euh… je m’égare, désolé !) »

 

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(Maintenant vous connaissez grâce à moi l’origine du mot KitKat, Kit parce que c’est en kit et Kat parce que c’est pour le pet, euh vous avez compris ?)
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Le petit vieux avait été emmené par la grand-mère qui tentait de le calmer mais on continuait d’entendre des cris du genre : « Aux chiottes la jeunesse ! Quand je pense que j’ai fait la guerre pour eux ! Après ça gueule contre nos retraites ! Ils auraient bien besoin du STO ! » Bernard se demanda encore ce qu’il avait pu dire, lui aussi avait fait la guerre dans la Vallée d’Alterac, le Bassin d’Arathi ou le Goulet des Chanteguerres ; et il s’est fait oneshot plus d’une fois à la Croisée aussi. Décidément les petits vieux n’étaient plus ce qu’ils étaient. Toutefois ce fut suffisant pour que notre nolife préféré passe à la fromagerie, mais étant ce qu’il est, il n’était pas dit que cela y changerait quelque chose… Voyons voir ce qu’il en est.

« Bonjour monsieur, vendriez-vous du Caprice des Dieux à la découpe ?
- Caprice des Dieux ? Qu’entendez-vous par là ?
- Ben du Caprice des Dieux, voyons. Euh… ah oui j’ai oublié bien sur : du Caprice des Dieux©™ s’il vous plait.
- Vous voulez sans doute parler du Caprice des Nains, ce fromage est réputé dans tout Khaz Modan, un excellent choix mais nous n’en avons pas à la découpe.
- Mais pourquoi ?
- Parce que les nains frappent au marteau et ne coupent pas à la hache, je suppose… sans doute un caprice des nains. »

Avec ça le pauvre client n’était pas rendu, et il ne fut pas le seul naturellement à tomber sur les décalages culturels du pauvre Bernard. Il y eut une personne qui demanda du Brie de Melun, du bien fait tout marron qui fond bien dans la bouche malgré sa force, mais notre ahuri lui présenta un délicieux Bleu des Causses prétextant que c’était du véritable Brie d’Hurlevent, il fit même passer une motte de beurre pour du fromage doux des Mag’har. Mais le pire fut quand il montra du Maasdam à une cliente qui cherchait justement du Bleu des Causses, en présentant celui-ci comme étant du bleu de Darnassus :

« Mais il est tout jaune votre bleu !
- Au moins s’il est jaune au lieu d’être bleu ça vous garantit qu’il n’est pas piqué de vers, et puis vous savez c’est pas moi le traducteur pourri de chez Blibli qui ai été foutu de faire passer un bout de tomme sèche pour du bleu. Reconnaissez aussi que les Amerloques ne sont pas doués pour créer leurs icônes de fromage, ils devraient prendre des Français.
- Mais mon bon monsieur, redescendez un peu sur Terre, n’importe qui peut voir que ce fromage c’est du Maasdam. Il faut arrêter de vivre dans vos jeux vidéo qui vous déconnectent de la réalité et revenir un petit peu vivre en société.
- Ah oui, vous avez raison, le Roquefort c’est Société ! Et il y a du vert dedans, mais pas de vers, meuhahahah !
- (Mais il est complètement siphonné !) Bon je vais aller voir ailleurs jeune homme, ce n’est pas grave. »

Et voilà, cependant malgré ses déboires on ne le vira pas tout de suite, car paradoxalement son sens de l’imagination émoustillait la curiosité de certains clients qui achetèrent ces curieux fromages importés directement d’Azeroth. Ca lui sauva la mise un petit peu et en repartant chez lui ce soir là il voulut faire une surprise à Catherine, une excellente recette de chef… La très célèbre Omelette au goût étrange. Comme il ne trouverait pas d’œuf de roc, il partit acheter des œufs qui les remplaceraient à savoir des œufs centenaires de canard qu’il trouva au magasin chinois du centre commercial se disant que ça donnerait sûrement un goût étrange au plat, à Carrefour il prit tout un stock d’emmental « N°1 » les montagnes d’Alterac n’étant pas la porte à côté, et pour les épices fortes il ne sut que choisir, c’est donc ainsi qu’il acheta tout un stock d’épices qu’il utilisa en totalité afin de renforcer le goût de cette omelette, cuisinant amoureusement pour son amie. Curieusement ce soir-là Catherine en arrivant dans l’immeuble sentit une odeur nauséabonde dans le quartier qui lui fit faire une moue plus que détestable –sans doute les Chinois du 5e qui faisaient des leurs-, et plus elle s’approchait de son logis et plus elle craignait le pire. Arrivée devant sa porte elle comprit et prenant une grande bouffée d’air encore un peu frais elle entra sa tête dans l’appartement pour lancer à la cantonnade : « Ce soir je dîne avec des copines, débrouille-toi il reste du Kit&Kat dans le placard ».

Le lendemain, Bernard se faisait porter pâle parlant à son patron au téléphone d’une intoxication alimentaire, ce dernier ne le congédia peut-être pas mais il lui dit de revenir rapidement s’il voulait garder sa place. Au moins restait-il de l’espoir pour lui et pour Catherine.

Fin de l’épisode
Mais voilà que nous arrivons à la fin de l’épisode et tant de questions restent encore sans réponse : Y aura-t-il un jour une intrigue à ce feuilleton ? L’histoire va-t-elle enfin commencer ? Qui ici n’a jamais participé à un raid sur la Croisée (comme attaquant ou défenseur) ?

Vous saurez tout ça dans l’épisode 5 de Nolife : Tauren, mon ami !
 




[ Édité 15 octobre 2009, 08:06 ]

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